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jeudi 23 janvier 2020

LA GELÉE ROYALE






Sécrétion des nourrices, la gelée royale est un aliment réservé à la reine et aux jeunes larves. Comme pour les huiles essentielles, sa puissante efficacité résulte de la combinaison de ses différents constituants.
Prenez un seul de ses éléments, séparé des autres, et son efficacité spécifique ne fera probablement pas d’étincelle. L’action conjuguée des différents composants d’un produit est ce que l’on appelle la synergie.

Dans le cas de la gelée royale, cette synergie permet notamment le bon fonctionnement des défenses naturelles des abeilles (ou système immunitaire)..

Et pour la reine, elle permet de plus une stimulation optimale de la fonction sexuelle.
Ce qui n’est pas anodin lorsque l’on sait que la reine pond jusqu’à 2 000 œufs par jour et vit trente fois plus longtemps que ses ouvrières….

Le revers de la médaille « gelée royale » est que ce produit est malheureusement très fragile. Il peut en effet perdre rapidement de sa valeur et devenir toxique. Selon son mode de récolte, de préparation et de conservation, la gelée royale peut être un merveilleux apport pour la santé ou une substance douteuse déclenchant des crises d’asthme ou des douleurs d’estomac. Il est donc nécessaire de bien connaître ce produit afin de savoir choisir une gelée royale « native » et non pas un produit altéré.


L’origine de la gelée royale française
Quand une ruche dépasse une population de 60 000 abeilles, une seule reine ne suffit plus à assurer la cohésion de la colonie. Les abeilles se mettent alors en devoir d’élever une nouvelle reine. Celle-ci va connaître une croissance express en treize jours seulement. Quant à l’ancienne reine, elle partira avec son essaim d’abeilles habiter dans un lieu nouveau : votre cheminée (à votre désespoir probablement...), une ruche vide ou le tronc d’un arbre creux.


Mais comment les ouvrières font-elles donc pour élire et élever une nouvelle reine ?
De jeunes abeilles âgées de cinq à quinze jours, appelées fort à propos « nourrices », se mettent à sécréter un « lait magique » provenant de glandes spéciales situées dans leurs mandibules et à l’arrière de leur tête.

Attention : ce lait est quasi strictement réservé à la reine ! Seules les très jeunes larves d’abeilles ouvrières ont droit d’y goûter pendant les trois premiers jours de leur existence, avant d’être nourries au banal régime « ouvrières », c’est à dire de pollen et de miel. Grâce à ce lait magique (vous l’aurez compris : la gelée royale), la reine va croître deux fois plus vite qu’une simple ouvrière.

Par ailleurs, ses ovaires vont se développer totalement et, fait unique parmi les abeilles, elle vivra cinq ans alors qu’une simple ouvrière ne vit que quelques semaines.  Cette substance porte ainsi à elle seule toute la capacité de différenciation entre la reine, mère de la ruche, très active, pondeuse infatigable, et les ouvrières, petites abeilles femelles aux ovaires inactifs.


La composition de la gelée royale française :
La gelée royale est une des substances les plus riches que l’on puisse trouver dans la nature. Elle contient une foule de substances actives :
de l’eau active qui apporte une information de cohésion et de vie ;
des protéines, des acides nucléiques (ADN, ARN) et des acides aminés, dont les huit acides aminés essentiels, c’est à dire les briques de construction des protéines qui constituent nos muscles par exemple, et que nous devons absolument trouver dans notre alimentation ;
des glucides (glucose et fructose principalement) qui donnent de l’énergie ;
des acides gras, dont l’acide 10-HDA qui est antibactérien (il agit notamment contre Proteus, Escherichia coli – une des bactéries des désordres intestinaux -, Streptococus, Staphilococcus aureus - vous savez…. cette « saleté » de Staphilocoque doré , et le bacille de Koch), mais également antifongique et anti-germinatif, il est peut-être (excusez du peu) également antitumoral ;
de nombreux minéraux et oligoéléments qui participent au bon fonctionnement de l’organisme ;
un concentré vitaminique, surtout du groupe B, dont l’acide pantothénique ou vitamine B5 qui aide à l’oxygénation des cellules, à l’activation des processus métaboliques et est un retardateur du vieillissement (peau, cheveux, ongles) ;
de l’acétylcholine naturelle : qui stimule notamment la sécrétion d’adrénaline, tonique du système nerveux ;
des hormones sexuelles ;
une protéine appelée gammaglobuline qui stimule le système immunitaire ;
de la royalisine (substance protéique) antibactérienne et antibiotique ;
de la néoptérine qui lutte contre les maladies infectieuses ;
de la gélatine (précurseur du collagène) qui assouplit la peau, aide à la cicatrisation des os et de la peau ;
une quantité d’autres facteurs : antiviral (herpès, grippe), immunostimulant, favorisant l’activité des enzymes (foie), favorisant la production de globules rouges et blancs (moelle osseuse), digestif, favorisant l’appétit et la prise de poids, favorisant la baisse du cholestérol, analgésique (douleurs rhumatismales), régénérant de la flore intestinale.
La gelée royale est définitivement un « super-aliment ».


La récolte de la gelée royale française
Pour que les abeilles fabriquent de la gelée royale, il est nécessaire de mettre en place des ruches spéciales.

Certains procédés intensifs, utilisés en particulier en Chine, consistent à éliminer la reine et à pousser en permanence les abeilles orphelines à produire de la gelée royale en leur donnant en toute saison des jeunes larves et de la nourriture artificielle (sucres, protéines).
Pas très « sport », ni surtout éthique, vous en conviendrez…
De plus, cette méthode ne peut, selon nous, donner les mêmes résultats qualitatifs qu’un élevage naturel. N’oublions pas que la gelée royale est un produit très fragile, et qu’elle est ainsi notamment sensible au stress des nourrices.

Par des pratiques d’apiculture douce, nous veillons à la qualité de la nourriture des abeilles et, bien sûr, à leur bien-être. Les abeilles butinent librement les fleurs et consomment du miel et du pollen.
Bref… Elles vivent leur vie normale d’abeille. Et cela influe positivement (est-ce vraiment une surprise finalement ?) sur la composition et donc la qualité de la gelée royale récoltée.

Les pratiques de l'apiculture douce ou sauvage respectent également la vie et le rôle de la reine au sein de sa ruche : elle y est présente et continue sa ponte. L’élevage des nouvelles reines se fait dans une autre partie de la ruche dans laquelle on introduit un cadre porteur de cupules (des « mini coupes ») permettant aux nourrices d’élever de nouvelles reines et d’y sécréter quelques milligrammes de gelée royale. C’est cette gelée qui est récoltée, généralement tous les trois jours d’avril à juillet.
Ces moments de récolte correspondent en fait à la période naturelle d’élevage pour les abeilles. Inutile de dire que c’est un travail extrêmement précis, qui demande un véritable savoir-faire. De plus, du fait de sa fragilité, la gelée royale doit être récoltée dans de parfaites conditions d’hygiène. Cela concerne à la fois les mains de l’apiculteur ou de l’apicultrice, mais également les outils nécessaires à cette récolte.

Nous avons vu comme la gelée royale était produite en Chine. Pour vous en dégoûtez définitivement, intéressons-nous à la façon dont la gelée royale d’Asie est conditionnée pour pouvoir finir dans les rayons des magasins peu regardant, et des pharmacies…
Pour le conditionnement de la gelée royale provenant d’Asie, les conditionneurs achètent de la gelée royale congelée (évidemment puisque elle vient de loin) qu’ils décongèlent pour la mettre ensuite en pot. Pour sa conservation, on injecte dans le récipient un gaz inerte qui va bloquer tous les processus naturels d’évolution du produit. Cette technique, de plus gourmande en énergie, n’est pas des plus propices (doux euphémisme !) pour conserver la qualité « vivante » de ce produit extraordinaire…

Nous considérons pour notre part qu’il est de très loin préférable de consommer de la gelée royale fraîchement récoltée en provenance directe de l’apiculteur, ou à défaut de la gelée royale conservée au maximum une année au réfrigérateur (+ 4 °C), pour pouvoir bénéficier de tous ses bienfaits.

Le mélange de 2 % de gelée royale fraîche dans du miel permet aussi une très bonne conservation de ce produit et cette préparation est d’ailleurs tout à fait indiquée pour les personnes sensibles.


Comment s'assurer de la qualité de la gelée royale française
Le premier critère est sans aucun doute sa fraîcheur. Évitez de choisir un produit congelé ayant subi de longs transports. Évitez également toute présentation trop transformée : lyophilisation, mise sous gaz, comprimés... Les éléments vitaux de la gelée royale sont fragiles : ils ne résistent pas aux différentes transformations ! Si vous en avez déjà goûté, vous savez que le goût de la gelée royale est surprenant : il évoque le goût du miel mais peu sucré et plus acidulé. Une gelée royale de mauvais goût, insipide ou très piquante, est à ranger où elle se doit de l’être : à la poubelle !

Il existe de nombreux producteurs de gelée royale en France et en Europe. Le groupement des producteurs de gelée royale française (GPGR) fait un très gros travail pour développer la qualité et permettre l’installer de jeunes producteurs. Pensez-y lors de votre prochain achat de ce produit extraordinaire !


Bon à savoir
Le label bio AB souvent apposé sur la gelée royale ne mentionne pas la provenance de la gelée royale et ainsi, tout en étant bio, elle peut venir de Chine, avoir été congelée et décongelée plusieurs fois, avec un bilan carbone élevé, une main-d’œuvre sous-payée...

De plus selon le cahier des charges de ce label les produits labellisés peuvent contenir jusqu'à 5% trucs non bio ...c'est donc plus un label mercantile que véritablement sécuritaire pour la qualité des produits. Je n'accorde aucune crédibilité à ce label, il indique juste que les produits sont un peu moins toxique que chez Nestlé 
ou Nutella .




Extraits du livre "l'apithérapie" de Catherine Flurin aux éditions Eyrolles



vendredi 10 janvier 2020


Faire parler le miel
Publié le 21 décembre 2019par Ron Miksha


Un étudiant en biochimie de l'Université George Mason à Fairfax, en Virginie, a analysé les protéines du miel. Étant donné que les protéines (par exemple, les grains de pollen, illustrés ci-dessus) ne représentent qu'environ 0,1 à 0,5% (une à cinq parties pour mille) du volume d'un échantillon de miel typique, le scientifique a développé un système révolutionnaire pour percer tout ce qui chérie et regarde le tout petit peu de protéines qui est là. Dans le processus, elle et ses collègues ont développé une nouvelle façon d'identifier les types de pollen et d'autres protéines qui se cachent dans le miel naturel brut.

Examiner efficacement les protéines dans le miel a été un objectif à long terme pour les palynologues, les gens qui étudient le pollen. Leur tâche est d'identifier le pollen dans le miel afin de déterminer la source florale. Disons que vous êtes un emballeur de miel et que vous devez confirmer que le miel à vendre par un apiculteur commercial est principalement du sarrasin, par exemple, et pas du miel de boulangerie de mauvais goût mal brûlé. (Vraiment, les deux sont difficiles à distinguer!) Vous enverriez l'échantillon à un palynologue. Elle faisait tourbillonner l'échantillon de miel dans une centrifugeuse pour concentrer les solides, puis faisait cuire le matériau dans des acides pour exposer les motifs exines uniques des grains de pollen. Ensuite, le palynologue monte les grains sur une lame de microscope quadrillée et compte le nombre de grains de pollen de trèfle, de jujube et de sarrasin.Le groupe norvégien de heavy metal Miksha souffle dans vos écouteurs, comptant la poussière de pollen que seules quelques dizaines de personnes sur Terre peuvent reconnaître.

Alors, voici l’affaire : Rocio Cornero , originaire de Mar del Plata, en Argentine, a utilisé «des nanoparticules cœur-coquille multifonctionnelles, qui sont une méthode de concentration basée sur un appât d'affinité lié de manière covalente à une nanoparticule de polymère. Lorsqu'elles sont appliquées à une solution de protéines, les nanoparticules capturent, concentrent et préservent rapidement les analytes en phase de solution, qui peuvent ensuite être mesurés avec des méthodes analytiques standard. »Je me dis que je n'y avais pas pensé en premier!


le Orbie MS

C'est toujours la partie facile. Il vous donne une petite bouteille d'analytes en phase solution. Comment analysez-vous les analytes? Vous configurez simplement «la spectrométrie de masse en tandem à l'aide d'un spectromètre de masse Thermo Fusion Orbitrap». Nous arrivons maintenant quelque part. Tandem, bien sûr, signifie «deux» - comme les essieux tandem de votre camion d'abeilles. Le premier spectromètre de masse (MS) de cette configuration en tandem sépare les peptides (principalement des parties de pollen) en poids, puis les crache dans le second MS, qui identifie réellement les fragments. "Ah-ha!" Dites-vous. "Comment identifie-t-il exactement les fragments?" Eh bien, pas au microscope dans un laboratoire de palynologue. Ce nouveau système est automatisé. Cependant, vous aurez besoin d'un guide de référence qui recherche et identifie les puces peptidiques volantes. Rocio Cornero explique: «[nous utilisons] des bases de données protéomiques, notamment Apis mellifera, des plantes géographiquement homogènes, des agents pathogènes des abeilles tels que le virus des ailes déformées, Varroa destructor et Nosema ceranae , et des agents pathogènes des plantes. Afin de garantir la spécificité des peptides identifiés, nous avons appliqué un pipeline de bioinformatique pour comparer les séquences de peptides à l'ensemble de la base de données non redondante RefSeq. -ReSeq redondant, ou base de données peptidiques. Vous devrez créer votre propre RefSeq, ou aller à un constructeur RefSeq local. S'il y en a un à proximité. Je construisais le mien.

Si vous avez eu le courage de lire le paragraphe précédent, vous avez remarqué que les peptides (petites molécules ressemblant à des protéines) qui sont identifiés comprennent des parties des genoux des abeilles, des acariens et des agents pathogènes des plantes - tous trouvés dans l'échantillon de miel d'origine avec le pollen . (Devrions-nous le dire à nos clients miel?) Les morceaux de pollen peuvent identifier les sources florales qui pourraient avoir provoqué le miel, mais l'échantillon de miel contient également d'autres peptides qui peuvent indiquer quelles maladies vos abeilles - et les plantes environnantes - sont porteuses! Maintenant, je m'excite.

Alors, félicitations à Rocio Cornero et à ses mentors - les Drs. Alessandra Luchini et Lance Liotta - chez George Mason. Cette nouvelle méthode pourrait être transformatrice. Rocio Cornero espère que l'ensemble du système sera disponible dans quelques années pour les apiculteurs comme un outil portable instantané.
Les avantages pourraient inclure l'identification des pesticides organiques, des maladies des abeilles, des agents pathogènes et du pollen des fleurs qui ont fait le miel des apiculteurs.

Rocio dit que son père, apiculteur, a été son inspiration. Il est décédé cette année en Argentine. Parmi le miel d'essai qui a prouvé que son système fonctionnera, il y avait deux échantillons d'abeilles de son père - le dernier miel qu'il ait jamais produit.






dimanche 5 janvier 2020

ZOOM SUR LE CAHIER DES CHARGES APICULTURE DEMETER APICULTURE BIODYNAMIQUE


Denis Bettend est un passionné qui a initialement développé une apiculture familiale dans le plus grand respect des abeilles. De fils en aiguilles, son activité apicole obtient la certification bio en 2001 puis Demeter en 2015. A ce jour, il a implanté 134 ruches sur 15 hectares et son miel est commercialisé en magasins bio. Denis Bettend a très gentillement accepté de nous en dire plus sur ses pratiques apicoles.

DÉVELOPPEMENT D’UNE RACE D’ABEILLES LOCALE

« Je reproduis mes propres colonies en essaims dirigés, permettant au bout de nombreuses années de travailler avec une abeille locale adaptée à mon terroir et regroupant les qualités nécessaires à la bonne pratique de l’apiculture. » indique Denis Bettend. Mr. Bettend ne pratique pas la transhumance, et étudie donc méticuleusement l’implantation de nouvelles ruches, pour assurer aux abeilles un « apport diversifié et échelonné des nectars et pollens au fil des saisons » et un approvisionnement en eau de qualité. « Je suis aussi très vigilant à reproduire dans mes ruches la thermorégulation d’une colonie comme si celle-ci était à l’état sauvage dans un tronc d’arbre. »

DU MIEL POUR LES ABEILLES

« J’arrête la récolte autour du 10 juillet , c’est à dire au départ de la floraison du châtaignier chez nous, l’objectif est de préparer les colonies à l’hivernage en les resserrant, d’intervenir sur varroas, et de laisser la récolte pour elles (nectar et pollen). Ceci a pour énorme avantage de créer une nouvelle dynamique et surtout de ne pas avoir à nourrir [les abeilles avec du sucre]. Je considère que le sportif de haut niveau qu’est l’abeille doit s’alimenter avec des produits naturels et de qualité… »

PRÉPARATIONS BIODYNAMIQUES

Septembre et ses premières nuits froides riment avec dynamisation de la préparation biodynamique 501 (silice de corne) pour pulvérisation sur et autour des ruchers. Cela apporte aux abeilles des forces solaires dont elles tirent profit tant sur le plan végétal qu’animal. » Au printemps, « j’attends que la terre se réchauffe afin de dynamiser de la 500P (bouse de corne) pour la pulvériser sur la plus grande surface possible autour des ruchers, c’est ainsi que j’ai converti des agriculteurs bio à la biodynamie …). »

BON SENS ET RESPECT DES ABEILLES

L’apiculture peut sembler complexe aujourd’hui, avec les problématiques de produits phytosanitaires, frelons, virus, maladies, réchauffement climatique… Pourtant, Denis Bettend observe très souvent un manque « de logique et de technicité » dans la gestion des ruchers. Cette mauvaise gestion est la première source de difficultés, amplifiées par les problématiques énoncées précédemment. « En plaçant nos abeilles dans des périmètres naturels, en adaptant la race à la flore et au climat locaux, en acceptant de partager avec elles une partie des récoltes, en respectant les conseils déjà énumérés alors tout fonctionne…..et , si en plus on adopte les principes de base de la biodynamie alors, on se rend vite compte que les abeilles vont bien et que l’on peut vivre en harmonie avec elles… ».





Un grand merci à Denis Bettend pour sa contribution.
Photos: Demeter France et Denis Bettend.

mardi 17 décembre 2019

Miel du Yémen aphrodisiaque : retrouver du désir naturellement




Quand on vous parle de miel du Yémen aphrodisiaque, on se doit de nommer celui qui est réputé en la matière : le miel de Socotra. Ce miel est très réputé au Moyen-Orient, il est très utilisé dans tout la péninsule et est vendu à prix d’or. Le prix de ce miel est évalué à au moins 150€ le kilo.
Socotra est une île se trouvant au coeur de l’Océan indien à proximité du Yémen. Elle est réputée aux 4 coins du globe pour ses paysages à couper le souffle. Peu occupée et impactée par l’Homme jusqu’à aujourd’hui, les paysages naturels sont donc conservés en très grande partie.

Les Yéménites récoltent ce miel d’une manière très originale, cela s’explique par le fait que les ruches des abeilles soient en grande partie construites sur le flanc de massifs composés de granites. Pour faire plus simple, les ruches sont accrochées à d’énormes rochers. Y accéder est très difficile.
Pour récolter le miel de Socotra, la manœuvre est périlleuse et n’a pas d’autres choix que d’être artisanale. Grimpants mains nues et sans protection aux rochers très hauts, ces aventuriers du miel mettent leur vie en danger pour pouvoir récolter ce miel aphrodisiaque.
Les prix exorbitants de ce produit de la ruche s’explique donc par la récolte plus qu’artisanale (on pourrait la qualifier de périlleuse) de ce dernier. Mais pas seulement. Le fait qu’elle soit faite sur une île, la forte demande mais aussi que la plante dont elle est issue met des siècles à pousser; autant de raisons qui font grimper son prix en flèche.

Autres miels tout autant aphrodisiaques
Parmi les miels très réputés pour aider à retrouver du désir, le miel d’euphorbe fait très bien le travail. C’est un des nombreux bienfaits constatés sur ce produit naturel présents dans de nombreux pays. Nous le retrouvons notamment au Maroc, mais aussi au Yémen.
En effet, le miel d’euphorbe du Yémen et celui du Maroc sont similaires si ce n’est par la qualité. Provenant de la même plante, la qualité de celui du Yémen est sensiblement au-dessus. Ce qui explique en partie les différences de prix.

Les miels d’euphorbe sont les plus efficaces pour ce qui est du boost du désir et de l’impuissance sexuelle. La présence de vitamine B explique en partie qu’il soit si efficace. Permettant de diffuser la testostérone chez l’homme et de l’œstrogène chez la femme, il sera tout autant efficace chez l’un que chez l’autre.

Mélanges aphrodisiaques et booster de fertilité
Même si le miel présente en sa base des vertus aphrodisiaques, sachez qu’il est tout à fait possible de rendre son efficacité encore plus puissante. Pour cela, il va falloir mélanger votre miel à d’autres aliments. Vous permettant ainsi d’obtenir de petits cocktails. Nous vous conseillons de prendre pour cela de petit récipient et de faire vos mélanges hors du pot de miel de base.

Cet article traite de la libido et des miels du Yémen, et comment booster cette dernière. Alors, je vais vous partager quelques ingrédients que vous pouvez ajouter à votre miel pour en renforcer les effets.

Le plus classique pour améliorer la libido chez l’homme, c’est le gingembre. Vous pouvez vous en procurer en poudre et doser minutieusement le goût en mettant plus ou moins de gingembre selon vos préférences gustatives. Le goût est assez fort, il convient donc de doser en ajoutant très peu de gingembre au départ.

On pense aussi aux femmes avec le cacao qui sera efficace chez l’homme et la femme. En plus d’être agréable en bouche, le cacao permet de libérer de la dopamine dans votre corps.
La pression sanguine en est ainsi boostée et permet de susciter l’envie chez l’homme et la femme. Procurez le vous aussi en poudre pour plus de facilitée à préparer votre mélange.

Produit un peu plus commun en France, l’asperge est très efficace pour vous aider à retrouver une libido optimale. En plus de cela, son goût est moins prononcé que les deux ingrédients précédents et plus discret. Étant rempli de vitamines K, l’afflux sanguin au sein de vos organes sera accru. Également, la forte présence de vitamine B9 permet un relâchement de certains organes clés chez la femme. Autant de points donnant plusieurs cordes à l’arc de ce produit.
Comment profiter de ce miel aphrodisiaque ?
Alors, maintenant vous savez que vous pouvez associer le miel de Socotra ou d’euphorbe avec d’autres ingrédients pour améliorer votre libido. Nous vous en avons cité quelques-uns, mais sachez qu’il en existe énormément. Plus ou moins efficace selon les personnes, il s’agit aussi d’une question de goûts.

Pour profiter au maximum des bienfaits de votre mélange, ou si vous souhaitez consommer directement le miel, il suffit de le consommer à jeun. En effet, votre corps aura plus de facilité à assimiler le produit et à vous faire profiter de ses propriétés. Aussi, consommez en le soir à au moins 30 minutes d’intervalle de tout repas.
L’objectif étant de maximiser les “chances” de profiter des bienfaits de votre produit. En plus d’être particulièrement efficace, il a l’avantage d’être à 100% naturel. Un avantage considérable pour ceux désirant faire attention à leur santé en toutes circonstances.
Ne chauffez pas votre miel ou votre mélange pour en profiter au maximum. Ne conservez pas votre miel au réfrigérateur. Conservez le à l’abri de l’humidité et à température ambiante pour conserver toutes les qualités médicinales de votre miel.









MIEL DE JUJUBIER DU YÉMEN (SIDR MALIKI)



Le miel de jujubier royal du Yémen dit le miel de sidr al maliki en arabe, est l'un des meilleurs miels du monde. Et si c'est un produit exceptionnel, c'est entre autres, parce que les apiculteurs ont leurs propres méthodes pour entretenir les ruches et extraire leur miel.

Origines
Le miel de jujubier que nous vous proposons est un miel du Yémen, il en existe aussi d'autres pays comme celui du Maroc, d'Algérie et même du Pakistan. Sa production faîte par les abeilles, le savoir-faire artisanal permet de conserver l’ensemble de ses propriétés naturelles. Malheureusement, il est aujourd'hui encore impossible de trouver un miel de jujubier bio avec le label officiel.
Le prix au kilo du miel de jujubier dépasse facilement la centaine d'euros, et le prix auquel nous vous le proposons n'est pas cher. Bien au contraire.
Ce produit est issu de la fleur du fruit du jujubier (aussi appelée ziziphus) : le jujube.
Une région riche en arbre de jujubier qui ne subit aucun traitement chimique, et qui est donc considéré localement comme bio. On peut donc qualifié notre produit de miel de jujubier sauvage de par son origine, avec des avis appuyant sa qualité indéniable.
Le miel de jujubier bio du Yémen n'existe pas étant donné qu'il n'y a pas de certification reconnaissant ce produit et il n'est pas possible d'apposer une certification officielle sur ce produit.
En effet, les arbres possédant les fleurs que les abeilles butinent proviennent de régions désertiques et sauvages.
Cependant, elles restent assez riches pour que les cultures de jujubier s’y développent aisément. Ce miel est reconnu pour permettre de soigner un grand nombre de maux, il est plutôt polyvalent. A la différence d'un miel de thym qui concentre plus ses efforts sur la cicatrisation.
Ce miel est apprécié dans les pays arabes d'autant plus que ce produit occupe une place importante en Islam. En effet, il est mentionné au sein du Coran où une Sourate se nomme même "L'abeille". Le miel de jujubier est même appelé le sidr royal, ce qui démontre très bien l'importance et l'honneur qui lui est fait.

Saveurs et texture :
D’un point de vue gustatif, c’est un régal. La rencontre de ce miel avec notre palais est un véritable éveil des sens. Son goût est plutôt sucré et caramélisé, ce qui le fait ressembler à une friandise.
Pour ce qui est de sa couleur, l’or jaune du Yémen porte bien son surnom. En effet, sa couleur est en général couleur or et dépend des récoltes. Il vire aussi du jaune doré au brun.
Sa texture est tout ce que l’on aime pour un miel. Elle est onctueuse, liquide et peut être crémeuse sur certaines récoltes.
Le miel de jujubier du Yémen, autrement appelé en arabe "Sidr Al Maliki" (السدر الملكي) ou "Asal As Sidr" (عسل السدر) est réputé pour ses nombreuses propriétés et pour sa qualité. Il fait partie des meilleurs miels du monde. De plus en plus rare, son prix peut atteindre des montants assez élevés. Il se caractérise par un goût assez prononcé avec des notes caramélisées. Nous vous le rendons désormais accessible en France et dans les pays Européens.
Ce miel monofloral est surtout utilisé pour ses vertus thérapeutiques, mais peut aussi l’être pour une consommation pour le plaisir. D’un point de vue médical, on l’utilise principalement pour traiter les troubles digestifs et la récupération post accouchement.
Visuellement le miel de jujubier est tout aussi impressionnant. Sa couleur or, variant du jaune doré au brun, renforce l’image qu’on lui donne de produit précieux. On le surnomme à juste titre l’Or jaune du Yémen.

Bienfaits du miel de jujubier :
Les miels ont chacun leur spécialité. En fonction de ses propriétés et de sa composition, le miel peut être plus adapté pour une utilisation particulière que les autres miels. A l’exemple du miel de thym du Maroc, le miel de jujubier vous permettra entre autres de :
- Stimuler votre organisme par la cause des Vitamines A et C. C’est donc un bon énergisant.
- Pour prévenir l’apparition de certaines maladies, consommez ce miel et profitez de son pouvoir antioxydant.
- Si vous êtes atteint par une maladie infectieuse, ce miel est parfaitement adapté.
- Renforce le système immunitaire
- Pour faire disparaître les problèmes respiratoires
- Facilite la menstruation et la récupération post-accouchement
- Accélère le processus de cicatrisation
- Agit sur les problèmes de digestion
- Traite les maladies infectieuses oculaires
- Permet de lutter contre les méfaits de l’anémie
- Soigner les problèmes épidermiques comme les brûlures
- Agit sur l’acné, l’eczéma, le psoriasis, le staphylocoque doré
- Pour faire disparaître les maladies virales saisonnières
- Aide à retrouver une fertilité
- Pour lutter efficacement contre le diabète
- Aide à effacer les vergetures.

Comment consommer et utiliser ce miel :
Profiter de son effet énergisant.
De par le fait que ce miel soit un fidèle allié pour booster le système immunitaire, il est idéal de le consommer à l'intersaison.
Cela aura pour effet de préparer votre corps à lutter contre les maladies liées au changement de saisons.

Il peut aussi être utilisé par les sportifs en tant que booster d’énergie.
Pour profiter d’un regain d’énergie avant un gros effort, vous pouvez en faire une boisson énergisante :
- Munissez-vous d’une carafe d’eau tiède- Ajoutez-y 1 cuillère à soupe de miel de jujubier
- Enfin, ajoutez quelques lamelles de citron ou d’orange pour équilibrer le tout.
Buvez cette boisson énergisante de préférence avant l’effort. Sachez que vous pouvez également la consommer après l’effort pour retrouver l’énergie perdue.

Certaines personnes profitent aussi d'un autre type de boisson pour traiter les maux occultes (pour se faire rokya, autrement dire traiter la sorcellerie) en se préparant une tisane composée de nigelle, de feuille de séné ainsi que de miel.
A savoir : Pour votre boisson, n’en faîtes pas une boisson chaude. En effet, le miel mélangé à l’eau chaude perd tous ses bienfaits médicinaux naturels. Utilisez plutôt une eau tiède à froide.
Agir localement sur la cicatrisation.
Aussi très efficace pour ses effets cicatrisant, vous pouvez en faire un pansement naturel.
- Nettoyez votre plaie avant d’y appliquer le miel, avec du sérum physiologique
- Stérilisez la zone avant application
- Appliquez le miel de jujubier sur la plaie en question
- Posez une compresse stérilisée et fixez le tout
Nettoyez votre pansement naturel tous les jours en le renouvelant. Vous serez impressionné par la vitesse de cicatrisation largement augmentée.
Ce produit peut aussi être utilisé par les femmes en pleine grossesse pour faire disparaître les vergetures naissantes. Un bienfait très apprécié des femmes enceintes.

Pour le plaisir de déguster :
Vous pouvez aussi utiliser ce miel en tant que édulcorant naturel, en remplacement au sucre blanc. Son pouvoir sucrant est très fort alors que son index glycémique est inversement très bas.
Ainsi, vous pourrez le consommer sur votre tartine le matin ou pour le goûter. Un miel à consommer avec plaisir, son goût caramélisé réveillera vos papilles à coup sûr si vous l’associez à une fine tranche de fromage.

Précautions d’emploi et conditionnement :
Pour préserver les bienfaits thérapeutiques de ce produit, il est préférable de le conserver à l’abri des fortes chaleurs. En effet, passé les 40 degrés, ce miel perdra ses qualités naturelles.

A l’inverse, stocké à des températures trop basses (moins de 10 degrés), accélérerait le processus de cristallisation du miel. Ce phénomène est tout à fait naturel et ne dégrade pas la qualité du produit. Par contre, cela signifie que votre miel durcira plus vite. Consultez notre guide pour parer la cristallisation du miel.
Pour lui faire retrouver sa texture d’origine, il suffit simplement de passer ce miel au bain-marie sans dépasser les fameux 40 degrés.
Evitez également la fermentation de votre miel en le conservant à l’abri de l’humidité, au sec. La vente de produit fermenté est interdite en Union Européenne, cela ne va pas sans dire que sa consommation est déconseillée.











lundi 16 décembre 2019

Le miel de Sarrasin, une douceur qui réserve des surprises

Il est roux foncé, nacré, épais et crémeux.
Son goût, très typé, le distingue du plus banal "toutes fleurs", mais sa saveur reste merveilleusement florale et parfumée.
Ce miel, très intéressant par ses "atouts santé" avérés et vertus thérapeutiques. Il est connu surtout pour être un produit qui :
- aide à lutter contre l'anémie
- tonifie le corps et l'aide à se reconstituer
- a des effets bénéfiques sur les os
- reminéralise le corps
- améliore la circulation du sang
- optimise le système digestif
- aide à cicatriser les plaies, les égratignures et les brûlures.
Le miel de sarrasin est bénéfique particulièrement aux :
- enfants, en pleine croissance
- femmes, après un accouchement.
Le sarrasin, ou "blé noir", serait arrivé en Europe au XIIè siècle en provenance d'orient, avec le retour des croisés(1). Traditionnellement cultivé en Bretagne, il a été longtemps un emblème de la région, où sa farine était et est d'ailleurs toujours utilisée pour la fabrication des célébrissimes galettes ou crêpes bretonnes. Le miel français de sarrasin est donc historiquement originaire de cette région. Aujourd'hui la plante est cultivée à peu près partout en France, de la Bourgogne aux Pyrénées, pourvu que le sol soit léger et que les températures ne soient pas trop basses au moment des semis (entre mi-mai et début juin), la plante étant très sensible au gel(2).
Botaniquement, le sarrasin est qualifié de pseudo-céréale, comme l'amarante et le quinoa.
Il n'appartient pas en effet à la famille des graminées, dont on compte plus 12000 espèces (parmi lesquelles le blé, le riz, la canne à sucre, le bambou mais aussi ... le chiendent !), réparties sur tous les continents, y compris l'Antarctique(3).
Rien d'aussi "exotique" avec la famille botanique du sarrasin (les polygonacées) qui ne compte qu'environ 800 espèces (quand même), parmi lesquelles des plantes comestibles du jardin comme la rhubarbe ou l'oseille(4).
Dans l'esprit d'une culture préservant l'environnement, le sarrasin est une plante assez géniale : il nécessite rarement d'être désherbé, a peu de ravageurs et de maladies, et est peu exigeant en azote (voire souffre de son excès) et en temps de travail(2). Donc pas ou peu de pesticides et d'engrais pour sa culture. De plus ses plants poussant très serrés, il est réputé comme étant un désherbant naturel des parcelles.
Sa floraison a lieu en été et sa fleur, ou plutôt ses inflorescences de petites fleurs blanc-rosé, sont très mellifères, surtout pour les variétés anciennes de sarrasin. Il est béni des apiculteurs car sa floraison coïncide avec le moment où le nectar des autres plantes commencent à manquer. Un hectare de sarrasin peut produire jusqu'à 150 kg de miel(5).
Et cerise sur le gâteau (sur le pain d'épices ?) : la graine qu'il produit ne contient pas de gluten(6).
"atouts santé".
Une équipe de chercheurs du Département de Pédiatrie de l'université d'État de Pennsylvanie a démontré en 2007 que, non seulement le miel de sarrasin est plus efficace pour soulager la toux nocturne en cas d'infection des voies respiratoires supérieures chez l'enfant que de ne rien donner du tout (ce dont on se serait à priori déjà douté...), mais il est également plus efficace qu'un dérivé médicamenteux antitussif dérivé de la morphine(7).
Mieux encore. Des chercheurs italiens de l'université du Piémont Oriental travaillant sur les mécanismes de la cicatrisation ont montré en 2013 que le miel de sarrasin serait plus efficace que le miel de manuka pour stimuler l'activité des cellules de la peau qui permettent la fermeture des plaies superficielles(8).
Et encore mieux...
Un article d'une équipe de chercheurs chinois de l'université d'Agriculture de Huazhong, à paraître en juin de cette année(9), montre que les propriétés antibactériennes du miel de sarrasin sont comparables à celles du miel de manuka. Ce test a été réalisé sur deux espèces de bactéries, l'une d'entre elles étant le tristement célèbre Staphylococcus aureus. Cette bactérie pourtant commune (elle est souvent présente sur la peau)(10), possède la particularité d'être présente dans les hôpitaux sous sa forme multi- résistante à la quasi totalité des antibiotiques existants à ce jour. Son infection est souvent mortelle chez les patients hospitalisés dont le système immunitaire est affaibli.
Quant à ses propriétés antioxydantes, le miel de sarrasin ferait encore mieux que le miel de manuka d'après les mêmes chercheurs.
Le miel de sarrasin qui fait aussi bien que le miel de manuka ? Ça n'est pas rien, compte tenu du fait que ce dernier provient littéralement de l'autre côté de la planète. On peut donc dire que son bilan carbone est plutôt mauvais. Son prix, qui tourne autour de 80 euros le kilo en entrée de gamme en fait également un produit onéreux. Comparé à un miel de sarrasin bio et local dont le prix se situe aux environs de 30 euros le kilo, il n'y a quand même pas photo. De plus il est toujours bon de rappeler qu'en achetant local, on fait vivre le tissu économique de sa région, et là tout le monde y gagne, y compris la planète.
Alors... Le miel de sarrasin... Ça vous tente ?
Sources :
(1) lesitedelhistoire.blogspot.fr
(2) www.capbio-bretagne.com
(3) www.futura-sciences.com
(4) encyclopedie_universelle.fracademic.com
(5) www.yonne.chambagri.fr
(6) www.passeportsante.net
(7) Paul IM. et al. "Effect of honey, dextromethorphan, and no treatment on nocturnal cough and sleep quality for coughing children and their parents". (2007) Arch Pediatr Adolesc Med. 161 : 1140-1146.
(8) Ranzato E. et al. "Honey exposure stimulates wound repair of human dermal fibroblasts". (2013) Burns Trauma. 18 : 32-8.
(9) Deng J. et al. "Biochemical properties, antibacteril and cellular antioxidant activities of buckwheat honey in comparison to manuka honey". (2018) Food Chem. 252 : 243-249