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vendredi 14 février 2020

VIDEO Construire ruche octogonale. ruche de biodiversité, son histoire, comment faire les plans, comment la construire!


Une ruche très simple à réaliser avec peu de matériel. Son volume équivaux à deux corps de Warré, elle est inspirée des travaux de Thomas Seeley sur l'habitat naturel de l'abeille.
Ce n'est pas une ruche de production comme la Dadant, mais plutôt un nichoir qui pourra si vous avez de la chance accueillir une colonie d'abeilles!



jeudi 13 février 2020

LECTURE SAINE: Méthode écologique d’élevage de reines de André Schwartz


Les méthodes d'élevage de reines proposées dans la littérature apicole sont très nombreuses. N'a-t-on pas déjà exploré toutes les possibilités, toutes les variantes possibles ? Dans mon ouvrage « Méthode écologique d’élevage de reines », je décris une toute nouvelle approche de la vie sociale de l'abeille. Les problèmes actuels de l'apiculture ne sont pas seulement dus à la dégradation de l'environnement, mais aussi aux méthodes modernes de conduite des ruches, qui ne tiennent pas réellement compte de la biologie collective de la colonie d’abeilles.
On ne peut comprendre le pourquoi de cette méthode qu’en étudiant attentivement les premiers chapitres. Ce petit ouvrage étudie des aspects inédits de la vie sociale de l’abeille. A la vie de l’abeille individuelle se superpose la vie collective de l’essaim. L’ensemble de la colonie se comporte comme s’il était un être vivant unique et individuel.

L’abeille individuelle et la collectivité de l’essaim

Dans ma « Méthode écologique d’élevage de reines », j’ai comparé dans un premier temps, l’abeille, insecte social, aux animaux dits solitaires qui n’ont pas une vie sociale comparable à celle de l’abeille. Puis ensuite j’ai mis en parallèle la biologie de l’abeille considérée individuellement avec celle de la collectivité de l’essaim.

Structures sociales chez les animaux

Chez les animaux dits solitaires, les individus sont tous mâles ou femelles, ils sont tous aptes à la reproduction. Les animaux vivent parfois en famille, troupeaux, etc …. Dans ce cas il y a la mère, ses petits, 1e père aussi s’occupe parfois de sa progéniture. Les petits sont également sexués, et seront un jour aptes à se reproduire lorsque, arrivés à l'âge adulte, ils quitteront chacun de leur côté la cellule familiale, et sauront accomplir tous les actes nécessaires à la survie de l'espèce. La ruche n'est assurément pas une « famille », car les ouvrières ne sont pas des individus sexués aptes à la reproduction.

La ruche n’est ni une famille, ni un troupeau

Il n’y a pas d’individus dominants ou dominés, pas de hiérarchie sociale, ni rivalité, ni combats. Les ouvri­ères sont privées de vie sexuelle, et acceptent d’emblée leur rang, pour se mettre avec abnégation au service de la communauté. La reine, même si elle est unique, et si elle a un rôle essentiel, n’est pas le chef de la colonie. Dans la ruche il n’y a que des relations de collaboration, d’interdépendance.
L’abeille considérée individuellement ressemble par son anatomie à tout autre insecte solitaire. A première vue, il n’est pas évident de distinguer notre abeille mellifère, d’une abeille solitaire. A la vie de l’abeille considérée isolément se superpose la vie sociale et collective de l’essaim qui a ses propres lois. L’essaim d’abeilles est un organisme collectif.
Cette notion d’organisme collectif permet de mieux comprendre la vie de l'abeille. Il y a dans la ruche différents groupes d’abeilles dont chacun est spécialisé pour assumer une fonction particulière. Chaque groupe se comporte comme un organe de l’organisme collectif de la ruche.

Les sept processus vitaux

Dans mon ouvrage j’ai étudié la colonie d’abeilles en tant qu’organisme collectif. Cela n’a cependant jamais été étudié avec méthode au-delà de quelques vagues idées générales.
Selon R. Steiner, un être vivant, quel qu'il soit, plante ou animal, se distingue du monde minéral inanimé par 7 fonctions vitales fondamentales qui sont : la respiration, la relation à la chaleur, la nutrition, la sécrétion, le maintien des forces vitales, la croissance, et la reproduction.
Dans mon ouvrage « Méthode écologique d’élevage de reines » j’ai essayé de vérifier si ces 7 fonctions vitales essentielles qui existent bien au niveau de l’insecte - abeille, existent aussi concrètement au niveau de la collectivité de la ruche.

La reproduction de l’abeille

Les générations d'abeilles se succèdent dans la ruche. L'évolution de l'abeille, de l'œuf à l'insecte adulte, est comparable en tous points à celle d'un insecte solitaire. Mais l'organisme social de la ruche se reproduit lui aussi par l'essaimage, qui est la naissance d’une nouvelle colonie. Il y a donc une double reproduction : celle de l’abeille individuelle et celle de la co­lonie.
Mais en fait, c’est encore plus complexe que cela. La reproduction chez l’abeille a même un aspect triple. Il y a la reproduction des ouvrières, celle des individus sexués, et celle de la colonie.
La sexualité collective : Chez l’abeille la fonction sexuelle reproductrice est répartie entre différents individus et devient un phénomène collectif. L’ouvrière participe aussi à l’activité sexuelle reproductrice. La reine n’est elle-même pas une femelle pleinement développée puisqu’elle n’est pas apte à nourrir et soigner sa descendance, elle n’est en fait qu’un ovaire.

Les 7 processus de vie : concernent aussi bien les plantes que les animaux. Il y a une évolution progressive de la plante à l’animal dans le sens d’une autonomie de plus en plus importante par rapport à l’environnement.

Ce qui distingue la plante de l’animal, c’est notamment le mouvement. Les animaux sont plus évolués que les plantes. La mobilité des animaux leur permet d’assumer activement leurs besoins vitaux. Ils ne sont pas passivement dépendants de leur environnement comme les plantes. De même l’abeille en tant que colonie est plus évoluée que les insectes solitaires, car elle est davantage émancipée de son environnement. L’abeille anticipe dans sa biologie des caractéristiques qui sont celles d’animaux beaucoup plus « évolués ».

Quelles conséquences sur la pratique apicole ?

Rudolf Steiner et Ferdinand Gerstung ont été des précurseurs dans l’étude de l’essaim d’abeilles. Selon Steiner on peut soit laisser agir la nature en se limitant à faciliter les choses, soit faire des interventions artificielles. Dans un premier temps l’élevage artificiel aurait des effets très positifs, mais il ajouta : qu’en sera-t-il dans 50 ou 80 ans ? A la longue la cohésion entre les abeilles d’une colonie serait entamée. Selon lui, dans l’élevage artificiel, certaines énergies qui agissaient jusqu’alors organiquement, seraient mécanisées. En introduisant un élément mécanique, artificiel, on perturbe ce que la nature a si admirablement élaboré. Entre une reine achetée et les abeilles d’une colonie, il n’y a pas la même affinité profonde que lorsque la reine est celle que la nature a donnée.
Lorsqu’il est question d’élevage artificiel, il s’agit évidemment de l’élevage des reines, tel qu’il est pratiqué et enseigné actuellement. Cet élevage artificiel a été rendu possible par l’invention du cadre mobile qui permet d’accéder à l’intérieur du nid sans avoir à le détruire. Cela n’était pas possible à l’époque des bâtisses naturelles. Alors que dans la nature, les abeilles élèvent des reines lorsqu’elles veulent essaimer, dans l’élevage artificiel, c’est l’apiculteur qui décide de faire élever des reines par une colonie.
Cette pratique est rendue possible parce que les abeilles élèvent des reines dès que leur reine a disparu. Comme les abeilles élèvent alors une série de reines, l’apiculteur, en supprimant la reine d’une colonie, peut ainsi obtenir plusieurs reines. Il veut alors « utiliser » ces reines pour remplacer dans ses colonies les vieilles reines par les jeunes reines qu’il a ainsi obtenues. Il introduit chacune d’elles dans un petit essaim artificiel, dans une ruchette de fécondation. Il introduit ces jeunes reines dans une colonie d’abeilles dont la reine est à remplacer une fois qu’elles ont été fécondées, et qu’elles ont prouvé leur aptitude à pondre. Ainsi, dans l’élevage artificiel, les reines obtenues sont introduites par l’apiculteur à plusieurs reprises dans une autre colonie.
Ces techniques apicoles modifient complètement la vie de l’abeille. Les étapes du cycle annuel normal de la vie de l’abeille sont remplacées par des modifications, des interventions qui empêchent la colonie d’abeille de régler par elle-même les étapes de sa biologie collective. Cela ne peut pas rester sans conséquences. Etant soumises continuellement à une « artificialisation » de leur biologie collective, elles deviennent dépendantes de ces pratiques, et perdent peu à peu la faculté de conduire leur vie par elles-mêmes. On constate ainsi de plus en plus que les abeilles ne sont plus en mesure de « remérer » la colonie par elles-mêmes, c’est à dire de décider d’élever une reine de remplacement lorsque leur reine est vieillie.
R. Steiner disait déjà qu’entre une reine achetée et les abeilles d’une colonie, il n’y aura pas la même affinité profonde que lorsque la reine est celle que la nature a donnée. On peut se poser des questions lorsqu’on voit la fragilisation actuelle des colonies, et leur disparition inexpliquée.

Dans ma « Méthode écologique d’élevage de reines », j’ai décrit cette « mécanisation » de la vie de l’abeille. J’ai expliqué que l’apiculture a oublié l’organisme collectif de la ruche. Les pratiques apicoles modernes ne considèrent que l’abeille individuelle, mais méconnaissent les lois spécifiques du super-organisme de la ruche.

Pour l'apiculteur moderne c'est l'abeille considérée isolément qui est devenue l'unité biologique. Alors que la nature reproduit des essaims, l’élevage artificiel reproduit des reines. D’un côté on cherche à améliorer le patrimoine génétique de l’abeille, mais de l’autre on la maltraite en permanence au niveau de sa vie collective. Il s’agit donc de trouver des méthodes apicoles qui respectent la biologie collective de l’essaim. Mon ouvrage « Méthode écologique d’élevage de reines » apporte des réponses au niveau de l’élevage de reines. Il s’agit d’obtenir des reines en respectant la biologie collective de la colonie d’abeilles.

Vous pouvez obtenir cet ouvrage visionnaire directement auprès de l'auteur de ma part:
André Schwartz
10 rue du Lion’s Club
La Frison
88260 HENNEZEL.
Adresse e-mail : andre.schwartz@yahoo.fr
Tél.: 03 29 07 02 59



samedi 8 février 2020

Transfert ruchette Dadant en Layens 20 cadres ancienne

Je vais recevoir 2 essaims d'abeilles noires Bretonnes en ruchette Dadant.

Ayant fait le choix des ruches Layens car la hauteur des cadres me semble mieux correspondre au besoin des abeilles et que c'est une ruche horizontale abordable économiquement et techniquement.
Je la trouve également très évolutive et adaptable à pas mal de situations très différentes.

Je vais donc construire 2 Layens 25 cadres et m'inspirer de la méthode de Fred Soulat pour le transfert en douceur.

Ensuite ces 2 Layens 25 cadres serviront de base à mon lit d'abeille pour la méditation et l'apithèrapie par les fréquences des abeilles...

J'ai modifié une hausse dadant adaptable sur Layens, c'est aussi une formule, mais verticale.
Peut être que je testerai les 2 systèmes  ? je verrai en fonction de l'inspiration au moment de l'opération...
Merci Fred pour tes inspirations.

samedi 1 février 2020

LA BIODIVERSITÉ EN APICULTURE & PROTOCOLE APICULTURE VIVANTE





Une loi simple: une abeille locale unique pour un modèle apicole adapté.
L´écosystème ordonne le modèle apicole adapté à la sous-espèce locale (90 millions d’années d’évolution).
C´est le biotope de l´abeille qui décide des techniques apicoles pouvant être appliquées.

Ces techniques sont déterminées à partir d´études sur la biométrie, la taille des cellules, la dimension des ruches, les biorythmes, la régulation de la thermie, la chronobiologie de l´environnement…

Or en ne respectant plus les besoins biologiques des sous-espèces, l´apiculture dite conventionnelle impose aux apiculteurs des pratiques contraires à la vie de la colonie et de l’abeille.


Ces pratiques dénaturent l´essence des produits de la ruche et participent à la mortalité des colonies par :

Une augmentation du stress des abeilles (sous-insémination, sur-récolte, nourrissement, cheptel trop important sur une zone de butinage…).
Une fragilisation du système immunitaire de l’abeille et la contraction de maladies (dimensions des ruches, mixité des « sous-espèces » inadaptée…).
Des traitements de synthèse, des matériaux non appropriés mais aussi par la rémanence des molécules chimiques imposées.
Pourquoi est-il fondamental d´opérer selon les lois de la nature ?
Tout projet en apiculture qui greffe un modèle et des pratiques apicoles exogènes à l’écosystème est à terme voué à l’échec. Il interfèrera sur les abeilles et la flore locales et aura des conséquences négatives sur les deux.

Les colonies sont extrêmement liées à leur biotope, elles en tirent leur substance et permettent à celui-ci sa pérennité.


Les experts de l´AEAV sont toujours partis de l´étude du biotope de l´abeille pour ensuite mettre en place le modèle apicole correspondant aux spécificités de la sous-espèce.

Depuis 1980, les experts de l´AEAV ont étudié et travaillé avec les sous-espèces suivantes :
L´abeille scutellata au Rwanda.
L´abeille adansonii au Burkina Faso et au Cameroun.
L´abeille melipona beecheii à Cuba et au Mexique.
Les différents écotypes des sous-espèces locales européennes.


PROTOCOLE APICULTURE VIVANTE
L’AEAV prône une apiculture « vivante » respectant au plus près l’insecte, la colonie, son biotope et son écosystème.
La spécificité de l´AEAV est de proposer un protocole assurant la mise en place d’une méthode complète qui permet un enseignement simple et clair de l’apiculture.

Le cœur de ce protocole :

Travailler exclusivement avec les sous-espèces d’abeilles locales propres à chaque écosystème: refus total d´importer des sous-espèces d’autres pays ou même d’insémination artificielle, véritable viol de la reine.
Appliquer des techniques apicoles conformes à la biologie des sous-espèces locales: utilisation de ruches proportionnées à la taille de la sous-espèce, au développement de l’essaim puis de la colonie.
Ces éléments sont les principes fondamentaux d’une apiculture vivante mais d´autres principes sont à respecter.

Tenir compte du potentiel utile de butinage (PUB) pour ne pas saturer l’espace d’abeilles qui pourraient se retrouver en trop grand nombre.
Laisser des réserves en suffisance pour ne pas mettre en souffrance l’abeille durant les périodes de disettes.
Ne pas pratiquer la transhumance sauf sur de courtes distances pour déplacer des colonies et les répartir au mieux.
Le respect du rythme biologique des abeilles tout au long du cycle annuel.
La non-introduction de cires étrangères à l´exploitation.
Le protocole d´apiculture vivante s´ajoute aux grands principes de l´apiculture biologique et au respect de son cahier des charges dont les éléments fondamentaux sont :

Le contrôle de la qualité des zones de butinage.
Le nourrissement exclusif au miel.
L´utilisation de matériaux naturels et de produits biologiques lors de l´ensemble des étapes (construction et protection des ruches, extraction, conditionnement, stockage du miel).
Une prophylaxie et des soins vétérinaires conformes à la certification biologique.
Le respect des normes de qualité relatives aux produits de la ruche et en particulier leur température de traitement.
Le respect de ce protocole assure une qualité optimale des produits de la ruchetant sur le plan organoleptique (conservation des huiles essentielles) que sur celui de la composition chimique mais aussi dans le respect des énergies d´harmonie que les abeilles insufflent à leur production.Des produits de la ruche de qualité sont le premier corollaire à une bonne santé et à un bien-être général des abeilles.

L’apiculture vivante tire son enseignement du passé mais elle est résolument moderne et tournée vers un avenir conscient des valeurs de chaque maillon de la vie et en particulier de ce que représente les abeilles. L’harmonie avec la nature n’est pas au détriment du financier.

Pourquoi l’apiculture vivante est rentable malgré une différence significative de récolte (1/3 de moins par an en moyenne sur dix ans)?

En voici les différents points:

Le prix de vente du miel au kilo.
Le temps consacré à une ruche.
L´absence de nourrissement.
L’absence du coût des transhumances.
L’absence d’investissement de mielleries.
Le différentiel du coût d’exploitation.
Le différentiel des heures de travail par kilo de miel récolté sans parler de la qualité de la relation à l’abeille qui n’a pas de prix.
La diminution des pertes de colonies.
La diminution pour ne pas dire l’absence de traitements chimiques même ceux obligatoires.
Tous ces paramètres mis bout à bout montrent qu’au-delà de l’harmonie qu’elle engendre,  l’apiculture vivante n’est pas, comme certains voudraient la confiner, une apiculture de rêveur mais tout au contraire une apiculture rentable.





Association Européenne d´Apithérapie




L’Association Européenne d’Apiculture Vivante (AEAV) est dédiée à l’abeille et aux apiculteurs. Être utile et à leur service, tel est son crédo.

L’AEAV propose la mise en place d’une apiculture respectueuse de l’abeille tout en étant moderne et rentable pour l’apiculteur.
Cette apiculture dite « vivante » permet d’obtenir des produits de la ruche de très haute qualité qui seront destinés aussi bien à une utilisation alimentaire que médicinale comme la tradition nous l’a toujours enseignée.
L’histoire a depuis longtemps validé les bienfaits de ces produits pour la santé mais les recherches actuelles affirment toujours plus leur potentiel.

L’AEAV a comme objectifs spécifiques :
• La préservation des sous-espèces locales.
• L’enseignement de l’apiculture.
• L’installation de ruchers d’étude et d’observation.
• La promotion de l’apithérapie.
• La protection et le développement de la flore mellifère.

L’AEAV accomplit ces missions via la mise en place :
• De projets de cooperation auprès de gouvernements et d’organismes publics.
• De partenariats de type parrainage ou mécénat (individuel, d’entreprise…).

HISTOIRE DE L'AEAV
En 1996, les Professeurs Bernard Descottes (1943-2009) et Roch Domerego créèrent l´Association Européenne d´Apithérapie, fruit de leur amitié et de leur collaboration au C.H.U de Limoges.

Durant 3 années, le Professeur Domerego a collaboré avec le Professeur Descottes, chef du service de chirurgie viscérale et transplantations du C.H.U de Limoges, et son équipe sur le pouvoir de cicatrisation du miel en chirurgie.

Le Professeur Descottes est pionnier dans l´utilisation du miel pour la cicatrisation des plaies post-opératoires et des escarres.
Il établit et appliqua pendant 25 ans un protocole d´utilisation du miel sur les plaies post-traumatiques.
La contribution du Professeur Descottes à l´apithérapie est inestimable.

Le Professeur Domerego, apiculteur depuis toujours, naturopathe, vice-président de la Commission d´Apithérapie d´Apimondia de 1997 à 2011, étudie depuis 1981 les effets des produits de la ruche sur la santé humaine.
Professeur invité permanent de la Faculté de Médecine Calixto Garcia de la Havane (Cuba), il a enseigné pendant 7 ans aux étudiants de la Faculté et supervisé plusieurs études cliniques dans les hôpitaux universitaires de Cuba.

Depuis le décès du Professeur Descottes, l´Association poursuit sa mission de promouvoir les vertus des produits de la ruche pour la santé humaine.
L´efficacité thérapeutique des produits de la ruche est fortement liée à une pratique écologique de l´apiculture. L´Association Européenne d´Apithérapie a été rebaptisée Association Européenne d´Apiculture Vivante pour élargir son champ d´action.
Cela lui permet entres autres de défendre une autre vision de l´apiculture.
Celle-ci doit être respectueuse de l´abeille, de son milieu, de ses produits, de l´apiculteur et du consommateur.


mardi 14 janvier 2020

Lecture très très saine pour une apiculture douce et pratique.

L'Apiculteur Pratique: L'Apiculture Naturellement (Français) 


Cet ouvrage traite de la manière d'élever des abeilles dans un système pratique et naturel ne nécessitant que de minimes interventions et où les abeilles n'ont nul besoin de traitements contre les parasites et les maladies.

Il traite aussi de l'apiculture pratique simple et de la réduction de la charge de travail de l'apiculteur. Il ne s'agit pas d'un ouvrage classique d'apiculture.

La plupart des concepts sont contraires à l'apiculture « conventionnelle ». Les techniques présentées ici, ont été perfectionnées pendant des dizaines d'années d'expérimentation, d'ajustement et de simplification.

Le contenu a été rédigé et amélioré à partir de réponses à des questions posées sur des forums d'apiculture au fil des ans, de manière à être adapté aux questions que se posent les apiculteurs, qu'ils soient débutants ou expérimentés.

Le présent manuel est divisé en trois volumes et cette édition contient ces trois volumes: débutant, intermédiaire et avancé.


Michael Bush est un des principaux promoteurs d'une apiculture sans traitement. Il a eu un ensemble éclectique de carrières, de l'imprimerie aux arts graphiques, de la construction à la programmation informatique et quelques autres encore.

Actuellement, il travaille dans l'informatique. Il a commencé à pratiquer l'apiculture dans le milieu des années 70 avec un rucher comptant deux à sept ruches jusqu'en 2000.
Ayant besoin d'un plus grand nombre nécessaire pour les expérimentations sur la varroase, le nombre de ses ruches a progressivement augmenté au fil des années.

En 2008, ce nombre a atteint jusqu'à environ 200 ruches. Michael Bush est actif sur de nombreux forums d'apiculture avec plus de 50 000 publications.
Il anime son propre site internet www.bushfarms.com/bees.htm


  • Relié : 658 pages
  • Editeur : X-Star Publishing Company (20 mars 2018)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 1614760969


Si vous ne lisez qu’un seul livre sur l’apiculture ça devrait être celui ci
A lire absolument pour ceux qui veulent se lancer dans l’apiculture comme pour ceux qui ont déjà des ruches.

Michael Bush est un génie, et il détruit les mythes qu’on a besoin de pomper nos abeilles plein de pesticide et de chimies pour qu’elles survivent.

Plein d’astuces pour comment faire le moins de travail pour l’apiculteur avec le plus de bénéfice pour l’abeille (« lazy beekeeping »).
Bush a donné des présentations (en anglais) si vous voulez tester et voir un peu de quoi il parle [en dehors de recommander d’éviter les insecticides, il parle de pourquoi c’est important (et plus simple) de laisser du miel pour l’abeille pour l’hiver, les avantages de cadres sans fondations (foundationless framing), et comment débuter et s’améliorer en apiculture, entre autres sujets.

Même ceux qui ne font pas d' apiculture penseront deux fois avant d’acheter un miel quelconque quand on découvre que les fondations de cire réutilisées ne font que cumuler toutes les chimies qui leur sont appliquées et dans lesquelles baigne le miel que vous allez manger (ce qui contribue donc aussi à la faiblesse de l’abeille et l’infertilité de la reine). Les apiculteurs accusent facilement les agriculteurs pour leurs problèmes de morts de ruches, alors qu’ils en sont souvent aussi coupables.








Prenez soin de vos abeilles avec ce journal d' apiculteur élégant



Restez organisé avec ce journal d' apiculteur élégant qui offre un espace pour documenter jusqu'à 75 inspections de ruches.
Chaque inspection de 2 pages comprend un espace pour collecter des données sur la santé et l'état de votre ruche, y compris l'apparence générale de la ruche, des signes de parasites et d'autres données pertinentes qui vous aideront à devenir un meilleur apiculteur.

150 pages guidées pour enregistrer 75 jours d'activité de la ruche

22cm de large par 28cm de haut

Couverture souple brillante.

Ce journal apicole est un excellent cadeau pour les apiculteurs et apiculteurs débutants ou expérimentés.











mercredi 8 janvier 2020

Production artificielle d'abeilles reines: Reines Malka (Version Française)

Une vidéo de 20 minutes qui montre en détail toutes les étapes de l'élevage artificiel des reines en Argentine. La France est grande importatrice de ces reines argentine ou chiliennes.

La plupart des apiculteurs sont devenus dépendants de cette industrie, et ne peuvent plus se passer d’elle, de la même façon que les agriculteurs sont devenus dépendants de l’agrochimie.


Gunther Hauk, auteur de l’ouvrage 'Toward saving the Honeybee' dit :« La cause la plus grave de la baisse de santé et de vitalité de l’abeille c’est la production artificielle des reines. »


mardi 7 janvier 2020

Comment prévenir et traiter la nosémose ?




L'une des préoccupations des apiculteurs est le noséma, ou dysenterie des abeilles.

Ciblant la population adulte de la colonie, la nosèmose est une maladie protozoaire (un microorganisme) qui s'attaque à la paroi du système intestinal, affaiblissant la ruche en réduisant la durée de vie des abeilles adultes malades. 
Cette maladie peut être faible, réduisant la production d'une colonie de près de la moitié, ou plus sévère, tuant une colonie entière.
Nosemose de l'abeille

Qu'est ce que le noséma ?

La nosémose est causée par deux espèces de parasites microsporidiens (un type de champignon sporulant) appelés Nosema apis et Nosema ceranae. C'est l'une des principales menaces pour la population d'abeilles mellifères dans le monde. On pense que Nosema apis est originaire d'abeilles mellifères européennes, tandis que Nosema ceranae aurait évolué en tant que ravageur des abeilles mellifères asiatiques. Ce dernier n'aurait commencé à affecter les abeilles mellifères européennes que relativement récemment. Cette maladie importée semble être plus nuisible car elle affecte plus de cellules dans l'intestin des abeilles et tue les abeilles infectées plus rapidement que Nosema apis.
L'infection des abeilles adultes à un jeune âge peut rendre affecter considérablement la digestion de l'abeille pour le reste de sa vie. Ces abeilles ne produisent généralement plus de nourriture pour le couvain ou de sécrétions de gelée royale. Elles sont souvent une durée de vie adulte plus courte.
Lorsque les reines sont infectées, elles ont également une durée de vie réduite et cessent de pondre des œufs. Ces impacts entraînent une diminution de la santé, de la population et du rendement de la colonie, ce qui peut entraîner la mort de la colonie.

Quels sont les symtomes de la nosémose ?

Le Nosema affecte le système digestif de l'abeille mellifère en provoquant une série de symptômes, qui sont plus apparents lorsque l'alimentation est mauvaise et que les conditions climatiques sont froides et humides. Il n'y a pas vraiment de symptômes spécifiques à la nosémose, mais plutôt un certain nombre de symptômes qui sont associés à la maladie. Ceux-ci peuvent facilement être confondus avec d'autres ravageurs ou pathogènes, ou d'autres facteurs tels qu'une carence en pollen ou en nectar. Seul la dissection de l'estomac des abeilles adultes en laboratoire permet un diagnostic précis.

Les symptomes associés à Nosema apis

Principalement, vous remarquerez des traînées d'excréments marron clair à l'intérieur et autour de la ruche. Rappelez-vous que les abeilles ont tendance à être impeccablement propres, déféquant exclusivement à l'extérieur de la ruche. Si vous voyez des déchets à l'intérieur de la ruche ou autour de l'entrée, c'est un signe révélateur de nosémose. Un autre signe est lorsque les abeilles se mettent à ramper autour de l'entrée de la ruche, parfois avec des ailes tenues à des angles bizarres. Certaines abeilles auront l'abdomen gonflé et graisseux et, dans les cas graves, elles peuvent être prises de tremblements (ne pas confondre avec la danse de l'abeille). Ces symptômes sont généralement plus apparents en automne et au début du printemps.

Comment détecter la nosémose ?
Comme il n'existe aucun symptôme fiable associé à la nosémose, il faut se fier à un réseau d'indices :

  • population en déclin,
  • faible production de miel,
  • moins de couvain,
  • faible survie pendant l'hiver,
  • dysenterie à l'intérieur et autour de l'entrée de la ruche,
  • des abeilles qui semblent ramper autour de la ruche avec l'abdomen gonflé.



Comment lutter contre la nosméose ?

La lutte la plus efficace contre la maladie repose sur le maintien de ruches fortes et la prise de précautions pour réduire l'accumulation de la maladie.
La meilleure façon de gérer le Nosema est de maintenir une ruche forte et saine. De bonnes pratiques de gestion, comme s'assurer que les abeilles disposent d'une alimentation appropriée, l'utilisation de jeunes reines et la rotation des rayons tous les 3-4 ans, permettront de maintenir les colonies fortes et d'éliminer les causes possibles de stress, ce qui peut rendre la colonie plus sensible à la maladie.
Vous pouvez prévenir la nosémose en situant votre rucher dans un endroit qui reçoit beaucoup de lumière du soleil et avec une bonne circulation de l'air. Il s'agit d'une bonne pratique pour prévenir un certain nombre de maladies. Offrez à la ruche la meilleure ventilation possible durant l'été mais aussi l'hiver tout en gardant les abeilles suffisamment au chaud. Si vos hivers sont doux, songez à installer un fond ventilation totale sous votre ruche.
La nosémose est plus fréquente au tout début du printemps, lorsque le temps devient assez clément pour que les abeilles confinées durant l'hiver en retenant leurs escrèments fasse leur premier vol de proporeté. C'est pour cette raison qu'il faut que vous soyez très attentif à la qualité de la nourriture que vous donnez à vos abeilles à l'automne et au printemps. Un sirop mélangé avec des compléments alimentaires spécifiques est un excellent moyen de les nourrir, le miel cru et local, de préférence le leur, est encore meilleur. Évitez de trop nourrir les abeilles à l'automne, car on sait que cela entraîne un plus grand nombre de cas de nosémose au printemps
Vous devez également vous assurer que le matériel utilisé sur une ruche infectée par des spores de Nosema est décontaminé aprés utilisation, car cela réduira la propagation du pathogène entre ruches.





par la vie de la ruche, Apiculture.Net

Apiculture: la nosémose de l'abeille. VIDEO de Fred l'Apiculteur

Pourquoi choisir l’abeille Carnica ? La carniolienne, ou apis mellifera carnica

L’abeille carniolienne (Apis mellifera carnica)



La carniolienne, ou apis mellifera carnica, est l’une des quatre races d’abeilles à miel. Elle est appelée parfois l’italienne grise, de par sa grande ressemblance avec l’abeille italienne.
Pourquoi  choisir l’abeille Carnica?

La meilleure abeille ne sera pas la même pour tout le monde.
Il nous faut trouver celle qui  convient, à notre environnement, à notre apiculture.

On trouve en la Carnica une abeille bien sélectionnée, particulièrement en pays Germanophone, et une large population. J’y trouve une abeille douce, propre, agréable à travailler, rustique, dynamique, et à fort instinct d’amassage.
Il s’agit d’une abeille alpine apparenté à la famille des linguistica, on l’appèle parfois l’italienne grise. Elle a d’ailleurs hérité de la douceur, tenue au cadre, prolificité et longueur de langue de ses cousines italiennes.

Mais son berceau est en Slovénie, et son aire de répartition naturelle est en zone alpine semi-continentale d’Europe Centrale / de l’Est.
Son contexte naturel, elle vie avec des hivers longs et froids, des été chauds et secs, des variations brusques et marquées, des périodes de miellée restreintes et intenses.
Elle est donc naturellement adaptée aux conditions extrêmes, aux variations météorologiques brusques, et aux miellées forestières.

La stratégie des colonies carnioliennes est d’hiverner en petites populations
 - pour économiser les provisions au cours des longs hivers
- un fort dynamisme - pour compenser les saisons ramassées
- un essaimage précoce, pour avoir le temps de reconstituer la population et pouvoir tout de même     profiter de la miellée estivale
- un fort instinct d’amassage, pour profiter au mieux des miellées courtes. Elles sont prévoyantes, gardant volontiers une belle couronne de provisions sous les têtes de cadre.
Comme les abeilles rustiques, elles parient aussi sur les performances des individus plutôt que sur la taille des populations : durée de vie, puissance de vol et instinct d’amassage.
Moins de bouches à nourrir pendant les disettes, et moins de place pour la reproduction du varroa.

Sa stratégie dynamique convient à mon contexte, et mon mode de travail :
Douce et bonne éleveuse, elle se prête bien aux activités d’élevage.
Dynamique et prolifique, elle permet de combiner prélèvements de couvain, ou d’abeilles, et récolte de miel.
Prudente, elle est relativement autonome en inter-miellée.
Amasseuses, elle se montre généreusement reconnaissante pour nos bons soins.

 En hiver, dans le Jura, elle fait un vrais arrêt de pondre, ce qui permet de bien traiter varroa.

C’est une abeille qui convient donc bien dans le paysage apicole moderne, où il faut pouvoir combiner hygiène, développement ou reconstitution du cheptel, et récolte de miel.

Elle a effectivement un peu plus tendance à l’essaimage que d’autres lignées - encore que de gros progrès ont été fait sur les bonnes sélections, par rapport à la carniolienne « de pays »
.
Un suivi des colonies et des interventions adaptées permettent cependant le développement de colonies puissantes avec un faible taux d’essaimage.
(J’ai généralement 5 à 10%, avec du colza dans le paysage)
Enfin, si on passe un peu plus de temps au printemps à contrôler l’essaimage, on s’y retrouve rapidement en été, alors que les lignées à très forte population subissent vite la disette.
Quentin Wauquiez, apiculteur et éleveur de Carnica dans le Jura. LE BAL DES ABEILLES




DESCRIPTIF:
Originaire de la péninsule balkanique, et plus précisément de la Slovénie, la carniolienne est une abeille très présente en Europe. Elle est très appréciée des apiculteurs pour ses nombreuses qualités.
Abeille Carniolienne

Morphologie

L’abeille carniolienne se reconnait à certains caractères morphologiques, tels que :
  • La couleur : grise (à cuivrée), d’où le nom d’abeille grise.
  • La taille : grande, comme l’abeille noire de l’Europe de l’Ouest
  • L’abdomen : élancé, avec des bandes pileuses de couleur grise
  • Les jambes : longues
  • Les ailes : plus grandes que celles des autres écotypes
  • La pilosité : velue, avec des poils très courts
  • La langue : très longue : 6.5 à 6.7 mm
  • L’index cubital : très élevé

Caractéristiques de l’abeille carniolinenne

Classée deuxième à l’échelle mondiale, l’abeille carniolienne a séduit un grand nombre d’apiculteurs.

Ses qualités

  • Production du miel : la carnica produit beaucoup de miel.
  • Caractère : une abeille douce qui pique rarement, ce qui facilite son élevage même dans les zones urbaines.
  • Sens de l’orientation : l’abeille grise n’a aucun mal à s’orienter et à retrouver son chemin.
  • Durée de vie : la butineuse grise vit entre 4 et 9 jours de plus que les abeilles des autres races
  • Operculation des alvéoles : elle excelle dans cette tâche, surtout en hiver.
  • Entretien de la ruche : le nid de l’abeille grise est souvent bien propre.
  • Résistance : la carniolienne résiste bien à certaines maladies du couvain, telles que la loque européenne.
  • Capacité à s’adapter à différents climats et reliefs : Elle peut être élevée aussi bien en régions montagneuses qu’en zones urbaines. Elle supporte bien les très basses températures, et peut rester jusqu’à 150 jours dans sa ruche, sans sortir.
  • Gestion de l’essaim : l’abeille grise se montre très prévoyante. En cas de sécheresse prolongée (en été) ou face à un hiver rude, la reine en arrive même à interrompre sa ponte. Mais ensuite, sa population se développe et atteint rapidement celles des autres races.
  • Consommation : en limitant sa population, la carnica consomme peu de nourriture. Elle peut même se contenter de la moitié de ses réserves.
  • Précocité : l’abeille grise est connue pour être très précoce, ce qui lui a valu l’appellation d’abeille des miellées de printemps. Ses colonies se développent de manière intensive surtout au printemps.
  • Prolificité : la reine grise est une abeille très prolifique.
  • Butinage : avec longue langue, et sa capacité à s’adapter à différents climats et reliefs, l’abeille grise récolte beaucoup de nectar et de pollen.

Ses défauts

L’abeille carniolienne a aussi ses défauts.
  • Elle bâtit mal ra ruche, ce qui peut nuire à la qualité de la colonie.
  • Elle est très essaimeuse.
  • Elle résiste mal à la nosémose et à l’acariose.
  • Elle pille beaucoup, surtout en périodes de famine.